D'où l'on vient
AKARA est née du terrain, au contact d’organisations de défense des droits humains en Afrique de l’Ouest.
Le numérique ouvre des possibilités immenses aux organisations engagées. Documenter, communiquer, s’organiser, toucher de nouveaux publics. Mais il ouvre aussi des failles. Et dans la pratique, l’adoption se fait presque toujours dans l’urgence, sans le temps de regarder ce qu’elle expose.
Ce qui nous préoccupe, ce n’est pas seulement le réflexe d’installer la plateforme la plus connue. C’est tout ce qui reste hors du cadre quand on ne pense le numérique que comme un outil à prendre en main.
Qui peut accéder à quoi, et avec quel mot de passe partagé sur un coin de carnet. Ce que deviennent les données collectées auprès des communautés, où elles sont stockées, qui les héberge, ce qu’il advient d’elles si un appareil est saisi ou perdu. Comment faire évoluer des pratiques sans casser ce qui fonctionne déjà.
Pour beaucoup des personnes et des organisations avec qui nous travaillons, l’environnement dans lequel elles opèrent peut se retourner contre elles. Selon les contextes, s’engager, documenter ou simplement exister expose. Protéger ses données et ses accès n’est alors pas une précaution technique parmi d’autres. C’est ce qui protège des personnes. Et celles qui sont déjà les plus exposées sont rarement celles qui choisissent les outils.
Pour beaucoup des personnes et des organisations avec qui nous travaillons, l’environnement dans lequel elles opèrent peut se retourner contre elles. Selon les contextes, s’engager, documenter ou simplement exister expose. Protéger ses données et ses accès n’est alors pas une précaution technique parmi d’autres. C’est ce qui protège des personnes. Et celles qui sont déjà les plus exposées sont rarement celles qui choisissent les outils.
Et il y a ce dont on parle le moins, ce que tout cela fait aux personnes. La vigilance permanente, la peur de l’erreur, la connexion qui ne s’arrête jamais, l’exposition de celles et ceux qui sont en première ligne. La fatigue n’est pas un à-côté du travail numérique, elle en fait partie. Et un esprit épuisé protège moins bien ses données comme les autres. Prendre soin des équipes n’est pas un confort en plus. C’est une condition de sécurité.
AKARA prend tout cela en compte. Nous ne séparons pas l’outil de l’usage, ni la technique de l’humain, ni la sécurité des conditions réelles dans lesquelles vous travaillez. Vos outils, vos données, vos accès, vos contenus, vos équipes, nous regardons l’ensemble, en tenant compte de qui vous êtes et de ce que vous traversez.
Penser et travailler le numérique depuis ici.
Les discours dominants sur le numérique, critiques comme enthousiastes, sont presque toujours produits ailleurs. La souveraineté numérique, quand elle est posée, l’est avec un horizon européen ou nord-américain. L’Afrique y figure rarement comme sujet, plus souvent comme marché ou comme bénéficiaire passive.
Nous travaillons depuis l’Afrique de l’Ouest francophone, en lien avec les organisations du continent et de la diaspora. Nous pensons et mettons en œuvre la digitalisation et la protection numérique à partir de nos contextes, nos infrastructures, nos contraintes, nos forces, nos communautés. Les enjeux propres à ce contexte, nous ne les traitons pas en annexe. Ils sont au cœur de nos accompagnements.
AKARA est né de la conviction que le numérique peut amplifier le changement social. Pas en tant qu'outil séparé, mais comme une extension naturelle de l'action de terrain.
FATIMATA
Fondatrice AKARA
Comment on avance ensemble
Notre travail, c’est de relier des mondes qui ne se parlent pas assez et de créer les conditions pour que les bonnes décisions viennent de vous.
Nous avançons par phases. D’abord l’écoute, pour comprendre vos besoins, vos pratiques, ce qui existe déjà. Vient ensuite l’analyse, avec un diagnostic et des pistes concrètes. Puis la mise en œuvre, progressive, faite de formation, d’appui ou de production selon les cas. Et enfin le suivi, où l’on vérifie que ce qui a été mis en place tient, on ajuste, on documente.
L’objectif n’est pas seulement d’installer des outils ou de livrer un contenu. C’est de vous permettre de comprendre, d’utiliser et de faire évoluer ce qui a été construit, dans la durée et en toute autonomie.
Ces principes guident notre approche
Sécurité holistique
Le numérique touche à l’organisation, aux données, à la sécurité, mais aussi à la santé mentale des équipes et au contexte politique. Nous prenons en compte toutes ces dimensions à la fois.
Posture de facilitation
Nous accompagnons, nous ne prescrivons pas. Notre travail consiste à créer les conditions pour que les bonnes décisions émergent de vous.
Dans l'esprit du libre
Logiciels libres et open source, partage des savoirs, transparence. Des convictions qui traversent tout notre travail.
Féminisme intersectionnel
Les oppressions se croisent, les réponses aussi. Nous pensons nos accompagnements en tenant compte des rapports de pouvoir, des inégalités d’accès et des réalités vécues.
Co-construction
Les choix d’outils, de format et de rythme se prennent avec vous. Le processus est transparent et documenté. Rien n’est imposé.
Vers l'autonomie
Notre objectif, c’est que vous n’ayez plus besoin de nous. Chaque intervention est conçue pour que vous puissiez continuer seules. Nous documentons, nous formons, nous transmettons.
Envie d'en parler ?
Si ce que vous lisez résonne avec ce que vous cherchez, écrivez-nous. Nous proposons un premier échange de 30 minutes, gratuit et sans engagement.
